Matin

Le désir est revenu et ma vie hoquette à nouveau. Les rêves ont réapparu comme s’ils avaient attendu enfouis dans la surdité de mes hormones. Cette nuit, tu étais là, d’abord en souvenir puis devant un café. Quand tu t’es évaporée, j’ai pleuré ton sourire. Tu me manques tant.

Je donnerai beaucoup pour te réentendre m’appeler de ce surnom. Un parmi d’autres de ces noms absurdes avec lesquels tu réinventais ton monde. Pas une minute je n’imagine plus te croiser. Il doit y avoir un endroit plus beau que les souffreteux illuminent sinon d’où viennent ces étoiles dans mon ciel?

J’échangerai bien d’aurore pour le matin qui vient.

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